Syndicat Autonome National des Experts de l’Éducation Routière & de la Sécurité Routière
Bagnolet, le 17 septembre 2026
En cette rentrée, l’inflation poursuit sa progression. Elle a atteint 2,4 % depuis août 2025 et pourrait être de 2,1 % sur l’ensemble de l’année 2026.
La guerre au Moyen-Orient pousse les prix du pétrole et du gaz à la hausse. Conséquence immédiate, le plein de carburant ne cesse d’augmenter. Sur un an, pour 50 litres de gazole, il faut débourser 32 euros en plus et au minimum 20 euros pour un plein d’essence. Quant au gaz, son prix a bondi de 14,3% en un an. Parallèlement, les tarifs des services de téléphonie mobile et ceux des modes de garde d’enfants ont grimpé fortement.
Le dérèglement climatique, les épisodes de feu et de sécheresse de cet été ont gravement affecté le secteur de l’agriculture, entrainant la hausse des prix alimentaires.
Ce contexte pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. L’INSEE démontrait récemment qu’en 2021, 10,6 % des ménages propriétaires d’une voiture, soit 2,2 millions, dépensaient plus d’un mois de leur revenu disponible annuel en carburant. Avec les prix de 2026, ce serait le double, soit 4,6 millions de ménages. Ce n’est plus tenable.
Toujours d’après l’INSEE, les salaires dans le secteur privé, en prenant en compte l’inflation, stagneraient en 2026 et resteraient en dessous de leur niveau de 2021. Dans la fonction publique, ils baisseraient. Tous revenus confondus et en intégrant la fiscalité directe comme par exemple l’impôt sur le revenu, le pouvoir d’achat chuterait encore en 2026.
Devant cette situation, il y a urgence. Face à l’augmentation des prix du carburant, pour l’UNSA, des aides ciblées doivent être mobilisées pour celles et ceux qui en ont le plus besoin. L’aide de 100 euros pour les “gros rouleurs” est à ce jour insuffisante. Par ailleurs, au regard des surprofits de certaines entreprises énergétiques, il est temps
d’arrêter des mesures fortes et efficaces.
L’UNSA revendique une revalorisation exceptionnelle du SMIC afin de soutenir les travailleur·euses les plus modestes et d’enclencher une dynamique de hausse plus générale des salaires. Dans le même temps, elle exige une hausse significative du point d’indice dans la fonction publique ainsi qu’une refonte des grilles indiciaires permettant de véritables progressions de carrière. Elle soutient la mobilisation des agents publics du 29 septembre.
Au-delà, en perspective du projet de loi de finances pour 2027, l’UNSA lance un appel pour un budget juste fiscalement qui préserve, au minimum, le pouvoir d’achat des ménages. Les plus modestes d’entre eux n’ont déjà plus de quoi boucler leur fin de mois.
Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA
Contact presse : Vanessa Jereb, secrétaire générale adjointe, 06 26 34 09 92